Paganini écrit son
concerto pour violon n°4 en ré
mineur
, en décembre
1829 et en fait l'instrumentation au printemps 1830. Le premier concert
public a lieu à Francfort, le 26 avril 1830. Au cours de ses tourneés,
il se produit ensuite en Allemagne de l'Ouest, entgre autres à Kassel, sous
la direction de Ludwig Spohr, célèbre violoniste, at à Paris, Londres et
dans d'autres villes d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande.Mais le temps
passant, il le met de moins en moins à l'affiche, carf sa santé, se
degradant rapidement, l'oblige à se limiter à des morceaux moins exigeants.
Dans le journal du soir de Dresde du 7 août 1830, on peut lire au sujet du
deuxième mouvement du concerto : « L'adagio formait une belle histoire
d'amour : la plainte des amants séparés, le serment de fidélité, la
persévérance, le sauvetage le plus risqué, la fuite, le bonheur de l'union,
l'apparition de poursuivants, furieux, la colère paternelle, la malédiction,
le meurtre, la mort des cœurs brisés et les noces funèbres, les sons
racontaient tout cela à celui qui - savait déchiffrer .....».
Le tsar Nicolas I-er est couronné roi de Pologne le 24 mai 1829; à cette
occasion, on joue, pour la première fois, la
Suonata Varsavia pour violon et
orchestre
. Pour ses compositions, Paganini
aimait se servir des thèmes musicaux du pays dans lequel il donnait ses
concerts; citons le variations sur L'hymne national autrichien, Gott erhalte
Franz den Kaiser créées à Vienne ou les variations sur le St-Patrick's Day,
dédiées à l'Irlande ; pour la Suonata Varsavia , il s'inspira d'une mazurka
de Józef Elsner ( 1769 - 1854 ), compositeur polonais, né en Silésie ;
celui-ci était directeur de l'Ecole de chant et de déclamation ( aujourd'hui,
Conservatoire de Varsovie ) et professeur de Frédéric Chopin.
L'Introduction est suivie d'un récitatif et d'une cadence; apparaît alors le
Tema polacco auquel s'ajoutent sept variations. La Suonata se termine par
une vive Stretta finale.
De cette sonate existent seulement le manuscrit de la voix solo et la
version manuscrite de la voix solo et la version manuscrite pour violon et
piano de Guisti Dacci, datant de la deuxième moitiè du XIXe siècle. En 1994,
Pietro Sparda y ajoute une partition orchestrale.
En 1995 , Ernst Ludwig Leitner compose le
Morceau de concert d'après le
Mouvement perpétuel, op.11 de Paganini,
dont le sous titre est « Les sauts
de cordes de Monsieur Paganini sont toujours actuels », d'abord pour
violon et piano; en 2005, paraît la transcription pour violon et orchestre.
L'idée du compositeur était d'écrire une pièce en utilisant le matèriel
mujsical du Mouvement perpétuel de Paganini, morceau très rapide, comprenant
3040 doubles croches les unes à la suite des autres, semblable à une étude
sans thème propre; ce morceau devait peu à peu développer un thème musical.
La première partie commence par un Paganini presque original, trouve un
thème jusqu'à son aboutissement , puis revient à reculons à Paganini pour
traiter le thème choisi dans une sorte de fugue finale.
Thomas Albertus Irnberger
traduit par Nadine Innerhofer
